Des utopies mobilisatrices

De François Rabelais ....

Comment ne pas faire allusion à Rabelais et à son désir d’utopie telle qu’elle l’a été rêvée au sein de l’Abbaye de Thélème dans Gargantua.


Alors pourquoi parler de Rabelais ?


Nombreux sont celles et ceux qui ont rejoint l’université depuis 2017 et ne connaissent pas son histoire récente.


Car effectivement, l’Université de Tours a perdu son nom François Rabelais à cette date, sous l’autel de la course au référencement international dans les publications – le problème évoqué à l’époque était le c cédille (ç) de François Rabelais et que le monde scientifique international y perdait son latin. Depuis, l’université de Tours est sortie du classement de Shanghai mais cela nous importe peu tant ce classement est fortement contesté dans sa logique et exclut de fait les sciences humaines dans ses critères ….


Pour revenir à Rabelais, notre établissement conserve quelques références : la salle Thélème, les Presses Universitaire François Rabelais (PUFR) ou encore la Fondation Rabelais et quelques signalétiques encore existantes.

.... à des utopies mobilisatrices

Alors, évoquer Rabelais, c’est donc parler d’utopie(s), de notre utopie, celle de l’université idéale, celle qui ouvre ces champs du possible.


Nous formulons de nombreuses propositions autour de mises en perspective en construisant notre réflexion autour du travail, de la place des étudiants et de nos missions de formation et de recherche dans le cadre du service public.


Et c’est peut-être là notre première utopie, celle de penser notre action dans le cadre du service public de l’enseignement supérieur mais également du travail dans toutes ces dimensions, des questions sociétales (transformation sociale et écologique) comme de penser notre recherche étant celle qui comprend et protège l’Homme, qui protège son environnement, qui permet de vivre mieux, qui comprend notre passé et notre présent ou qui permet de nous épanouir culturellement.


Notre utopie est aussi celle de sortir de la présidentialisation extrême entrainée par l’élection directe des présidents d’université. Ainsi, le collectif Autrement se propose de ne pas présenter de candidat ou de candidate mais de participer à une démarche originale où des collectifs ont décidé de soutenir une équipe au travers de l’Université en mouvement.


Notre utopie est celle aussi d’élire la première femme présidente des universités du Centre Val de Loire (et de remplacer « l’escalier des hommes » qui emmène à la présidence par toute autre expression de la création scientifique et culturelle de notre université).


Enfin, notre utopie est de faire participer le plus grand nombre de femmes et d’hommes à la construction d’un projet pour l'université de Tours à l’opposé d’une approche mandarinale de notre établissement.


Vous l’aurez compris nos utopies visent à changer l’approche managériale et descendante par une approche collégiale et participative.

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